A. Sulem, E. Vaschalde, M. Champ

A. Sulem, E. Vaschalde et M. Champs

Trio à cordes, Agnès Sulem, violon, Elise Vaschalde, alto et Marwane Champ, Violoncelle

Vendredi 14 mai à 20h00 - Salle Kasino

F. Schubert, Gideon Klein, L. v. Beethoven
 

Ce sont 3 œuvres écrites par de jeunes compositeurs qui sont présentées dans ce programme..

Ecouter Agnès Sulem

Salle Kasino

 

 

 Agnès, Elise et Marwane interpréteront :

  • Trio n°1 en si bémol majeur D. 471, F. Schubert Allegro
  • Trio Gideon Klein Allegro, Variations sur un chant populaire morave, Molto vivace
  • Trio op 9 n°1 en sol majeur L. v. Beethoven, Adagio-Allegro con brio, Adagio ma non tanto e cantabile, Scherzo (Allegro), Presto

Le 1er trio à cordes, écrit en 1816 par Franz Schubert à l’âge de 20 ans demeura inachevé, comme de nombreuses œuvres de ce compositeur. Son unique mouvement se caractérise par une grâce toute mozartienne, allant de pair avec un lyrisme tranquille, qui évolue peu à peu vers une expression plus dramatique.  

Achevé le 9 octobre 1944, le Trio à cordes de Gideon Klein fut composé au camp de Theresienstadt, quelques semaines avant sa déportation dans le camp d’Auschwitz avec de nombreux autres artistes. Ce Trio représente le dernier exemple de sa créativité artistique. En trois mouvements : un Allegro liminaire plein d’élan, une variation sur un chant hébraïque morave intensément émouvante, un finale Molto vivace, le Trio révèle l’influence de la Seconde École de Vienne, que Gideon Klein découvrit lors de ses études pragoises, qu’il mêle à un « ton tchèque », qui évoque parfois Janácek.

Beethoven (1770-1827) composa 5 Trios à cordes. Le Trio en sol majeur op 9. N°1 fut publié à Vienne en 1798. Citons un extrait de la lettre dédicace à son mécène : « … Si les productions de l’art dépendaient moins de l’inspiration du génie que de la bonne volonté de faire de son mieux, l’auteur aurait la satisfaction très désirée d’offrir la meilleure de ses œuvres au premier mécène de sa muse.»
Cette œuvre regorge en effet de richesses insoupçonnées. Certes, on sent encore l’influence de Haydn notamment dans le ton faussement badin, mais c’est bien Beethoven qui s’exprime avec la fougue et l’élan de celui qui balaya toutes les conventions et ouvrit les portes aux mouvements à venir.